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Société des Gens de Lettres - SDGL - Fiction - Le Petit Guide de la Radio et les Prix 2010


Rédigé le Vendredi 11 Juin 2010 à 14:20 | Lu 896 commentaire(s)


Qu'est ce qu'un auteur radio ? Les fictions et les documentaires sont rares à la radio mais la SDGL indique les radios publiques, privées et associatives qui diffusent encore des œuvres de fiction radiophoniques. Elle organise également un Grand Prix chaque année dont les résultats seront remis le 22 juin à 19h30 à l'hôtel Massa.


Société des Gens de Lettres - SDGL - Fiction - Le Petit Guide de la Radio et les Prix 2010

Avant d'établir ce petit guide, il nous a fallu d'abord essayer de répondre à la  question: qu'est-ce qu'un auteur radio? 


Si l'on en croit la liste des membres de la SGDL membres du "collège radio", leur diversité est telle, elle recoupe tellement de pratiques, que cela ne nous aide pas à répondre à la question, sauf à affirmer paradoxalement: il n'y a pas d'auteur radio.


Il y a des journalistes, des peintres, des musiciens,  des scientifiques, des philosophes, des historiens, qui sont "producteurs" à la radio.
Il y a des animateurs radio qui perçoivent des droits comme auteurs radio.
Il y a des producteurs et des réalisateurs salariés des chaînes publiques pour concevoir et réaliser des émissions de radio.


Et puis il y a les auteurs de l'écrit: fictions et documentaires. Mais ils ne sont pas pour autant des "auteurs radio". Parce que les possibilités de création sur les chaînes publiques et privées sont trop réduites, mais aussi et surtout parce que la radio est à la fois un outil de création spécifique et un support médiatique: des  romanciers, des poètes, des auteurs de théâtre, des scénaristes écrivent des fictions radiophoniques. Mais la radio – et tout particulièrement France Culture- joue aussi un rôle important dans la découverte de nouveaux textes dramatiques écrits pour le théâtre. 


Pour les uns comme pour les autres, la confrontation avec le talent des metteurs en onde, les voix des comédiens, le savoir faire des bruiteurs et des preneurs de son, font de la radio un espace de création privilégié. Sans oublier la confrontation avec un public, qui, s'il ne s'aligne pas sur les records de l'audimat télévisuel, n'en est pas moins considérable: très rares sont les pièces jouées au théâtre qui touchent autant de monde qu'une dramatique radiophonique diffusée une seule fois, même sur France Culture, radio réputée à tort "confidentielle".

Cette pratique artistique, qui a constitué au fil des ans un véritable patrimoine, d'Orson Welles à Koltès en passant par Tardieu, Duras, Beckett, Claudel mais aussi les inoubliables "Ca va bouillir", "Signé Furax" ou "la Famille Duraton", connaît depuis une trentaine d'année un recul dû pour beaucoup à l'apparition des fictions télévisées. 


Aujourd'hui, seul le service public produit encore des fictions radiophoniques, principalement France Culture. Même si l'on peut regretter  que cette  chaîne n'en diffuse plus que sept heures par semaine au lieu de neuf il y a quelques années, que le nombre de réalisateurs diminue au fil des ans, les contraignant à enchaîner les créations à flux tendu, qu'il n'y ait pas davantage de fictions sur France Inter et France Bleue, rarement sur France Musique et pas du tout sur le Mouv', on oublie trop souvent que la radio publique est le premier employeur de comédiens en France.
Les grandes radios périphériques, elles, ne font plus de fictions. R.F.I. non plus, malgré une forte demande des pays francophones. 


Pourtant, de plus en plus de gens écoutent la radio, dans leur voiture, leur lit, leur cuisine ou sur leur ordinateur. De plus en plus adoptent le podcasting. Il existe maintenant en France plusieurs festivals de radio, dont un consacré exclusivement aux fictions radiophoniques francophones. Et l'art radiophonique, particulièrement le rapport entre la radio et les écrivains, est l'objet d'études dans de nombreuses universités, notamment à Montpellier.

Ce panorama serait incomplet s'il ne mentionnait pas les radios locales privées et les radios associatives. Ces dernières sont très nombreuses (580!) et constituent un vivier important, le désir de création est fort, ce sont les moyens qui manquent.


L'apparition récente dans le paysage radiophonique de petits producteurs indépendants tente de remédier à cette carence de moyens: grâce à eux,  des fictions et documentaires modestes, certes, mais élaborés,  circulent en grand nombre dans les radios associatives.

La SGDL, société des auteurs de l'écrit, est très attentive à la vitalité de la création radiophonique et aux débouchés qu'elle représente pour les auteurs vivants.
C'est la raison de ce petit guide pratique qui recense ce qui se fait à notre connaissance dans le domaine des fictions radiophoniques. Merci de nous aider à le compléter si vous avez des informations, concernant notamment les radios locales.  

Françoise Gerbaulet, présidente de la commission des affaires radiophoniques 


Source : http://www.sgdl.org/lauteur/les-petits-guides/le-petit-gui-de-la-radio



Vous trouverez ci-dessous les liens vers les différentes parties du Petit Guide de la Raido

Les Radios Publiques
Les Radios Associatives
Les Producteurs Indépendants -
Les Festivals -
Sur la Toile -









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